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JÉSUS-CHRIST EST DIEU !

 

La révélation par le Christ de sa divinité a été progressive.

 

Elle se dévoile par des allusions de plus en plus explicites, comme une évidence qui se dégage de sa personne. La manifestation de la divinité de Jésus porte les caractéristiques de sa personnalité : la simplicité et la droiture. 

 

Ce caractère progressif de la révélation était, par ailleurs, exigé par les particularités du milieu religieux juif. Une affirmation claire par Jésus de sa divinité au début de sa vie aurait été totalement incompréhensible, compte tenu des convictions rigoureusement monothéistes des Israélites. C'est surtout à la fin de sa vie publique et au moment de sa Passion, qu'il dévoilera le mystère de sa nature divine: le Père et moi, nous sommes Un (Jn 10, 30).

 

 

I. Jésus-Christ s'est appelé «Seigneur»,
et «le Fils de Dieu», au sens propre du mot


Avant même que le Christ vienne au monde et commence à prêcher sa doctrine, Dieu s'était plu à révéler cette vérité aux hommes. L'Ange Gabriel qui annonce à Marie qu'elle va devenir la mère du Sauveur, lui dit : L'Esprit-Saint descendra sur toi et le Tout-Puissant te couvrira de son ombre: voilà pourquoi le Saint qui naîtra de toi sera appelé le Fils de Dieu (Lc 1, 35). Lorsque, trente ans après, le Christ se rend sur les bords du Jourdain pour y être baptisé, Dieu confirme les paroles de l'Ange. Une voix du ciel se fait entendre, disant: Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis mes complaisances (Mt 3, 17; cf. aussi Mt 17, 5; cf. Catéchisme de l'Église CatholiqueCEC, 444).

1) Jésus-Christ est appelé «Seigneur»

Dans la traduction grecque des livres de l'Ancien Testament, le nom ineffable sous lequel Dieu s'est révélé à Moïse (Cf. Ex 3, 14), est rendu par «Seigneur». «Seigneur» devient dès lors le nom le plus habituel pour désigner la divinité même du Dieu d'Israël. Le Nouveau Testament utilise ce sens fort du titre de «Seigneur» à la fois pour le Père, mais aussi - et c'est là la nouveauté - pour Jésus reconnu ainsi comme Dieu lui-même: Au contraire, nous proclamons la sagesse du mystère de Dieu, sagesse tenue cachée, prévue par lui dès avant les siècles, pour nous donner la gloire. Aucun de ceux qui dominent ce monde ne l'a connue, car, s'ils l'avaient connue, ils n'auraient jamais crucifié le Seigneur de gloire (1 Co 2, 7-8).

Jésus lui-même s'attribue de façon voilée ce titre lorsqu'il discute avec les Pharisiens sur le sens du Psaume 109: Comme les pharisiens se trouvaient réunis, Jésus les interrogea: «Que pensez-vous au sujet du Messie? de qui est-il le fils?» Ils lui répondirent: «De David». Jésus leur répliqua: «Comment donc David, sous l'inspiration de l'Esprit, l'appelle-t-il Seigneur, en disant: Le Seigneur a dit à mon Seigneur: "Siège à ma droite jusqu'à ce que j'aie mis tes ennemis sous tes pieds?" Celui que David appelle Seigneur, comment peut-il être son fils?» Personne ne pouvait lui répondre un mot et, à partir de ce jour-là, nul n'osa plus l'interroger (Mt 22, 41-46). C'est qu'en effet, la seule réponse possible au dilemme est que David, éclairé par l'Esprit-Saint, se reconnaissait inférieur au Messie, son futur descendant comme homme, mais son Créateur comme Dieu.

Jésus s'applique aussi le titre de «Seigneur» de manière explicite en s'adressant à ses Apôtres: Vous m'appelez "Maître" et "Seigneur", et vous avez raison, car vraiment JE LE SUIS (Jn 13, 13; cf. CEC 446-447).

2) Jésus s'appelle «le Fils de Dieu»

Dans l'Ancien Testament, le titre de «fils de Dieu» au pluriel est parfois donné aux anges, au peuple élu, aux enfants d'Israël et à leurs rois. Il signifie alors une filiation adoptive qui établit entre Dieu et ses créatures des relations d'une intimité particulière. Mais il en est tout autrement de l'affirmation des Évangiles suivant laquelle Jésus-Christ est «LE Fils de Dieu» (singulier et article défini grec `o).

  1. Quand Marthe, la soeur de Lazare, dit à Jésus: Je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, celui qui devait venir en ce monde (Jn 11, 27), le divin Maître accepte ce titre.

  2. Le Christ demande un jour aux Apôtres: Qui croyez-vous que je suis? Saint Pierre répond: Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Aussitôt Jésus lui répond avec solennité: Tu es heureux, Simon, fils de Jonas, car cette révélation ne t'est pas venue de la chair et du sang, mais de mon Père qui est dans les cieux (Mt 16, 15-17). Jésus aurait-il agi ainsi si l'expression «Fils de Dieu» devait être entendue selon le sens commun (un fils parmi bien d'autres)? Assurément non, car dans ce cas la réponse de Pierre aurait été une banalité. De plus, si saint Pierre a pu reconnaître le caractère transcendant de la filiation divine de Jésus, c'est que celui-ci l'a nettement laissé entendre (cf. CEC 442, 443).

  3. Devant le Grand Conseil des Juifs (Sanhédrin), le Grand-Prêtre Caïphe interroge Jésus: Je t'adjure, au nom du Dieu vivant, de nous dire si tu es le Christ, le Fils de Dieu. Aussitôt le divin Maître répond: Tu le dis, je le suis.Le Grand-Prêtre, simulant une profonde indignation, déchire ses vêtements: Il a blasphémé, dit-il, qu'en pensez-vous? Et tous les prêtres de s'écrier: Il mérite la mort (Mt 26, 63-66). À leurs yeux, Jésus devait être lapidé comme blasphémateur selon les prescriptions de la loi de Moïse, parce qu'il s'était fait l'égal de Dieu. Ils avaient donc bien compris toute la portée de l'affirmation du Christ: Je suis le Fils de Dieu. Mais, aveuglés par leurs préjugés et leurs passions, ils ne voulaient pas croire en Lui (cf. CEC 443).

  4. Les Juifs savaient si bien que Jésus-Christ s'était appelé le Fils de Dieu, qu'ils disent à Pilate, quand celui-ci proclame son innocence: Nous avons une loi et d'après cette loi, il doit mourir, car il s'est dit le Fils de Dieu (Jn 19, 7). Quand Jésus agonise sur la croix, les Juifs lui disent ironiquement: Si tu es le Fils de Dieu, descends de la croix (Mt 27, 40).

  5. Parfois, Jésus s'applique simplement à lui-même le titre de Fils, le rapprochant de celui de Père qui désigne à l'évidence Dieu.

    • Tout m'a été confié par mon Père; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler (Mt 11, 27).

    • Le Fils est supérieur aux anges eux-mêmes (Mt 24, 36: Quant à ce jour et à cette heure-là, nul ne les connaît, pas même les anges des cieux, pas même le Fils, mais le Père seul. (Par cette affirmation, Notre-Seigneur veut dire que le temps fixé par la Providence pour le Jugement qui doit suivre la fin du monde, ne fait pas partie des choses qu'il ait reçu mission de faire connaître aux hommes. Il n'entend nullement par là remettre en cause sa nature divine).

  6. Plus encore, Jésus se dit nettement le «Fils unique» de Dieu. Parlant un jour à Nicodème, il s'exprime ainsi: Dieu a tellement aimé le monde, qu'il lui a donné son Fils unique... Celui qui croit au Fils ne sera pas jugé, mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu'il ne croit pas au nom du Fils unique de Dieu (Jn 3, 16-18).

II. Jésus-Christ a appelé Dieu son Père
et s'est dit égal à Lui


  1. Les premières et dernières paroles que nous connaissons de Notre-Seigneur Jésus-Christ sont une affirmation de sa relation tout à fait unique avec Dieu son Père. Quand il revoit la Vierge Marie, sa mère, et saint Joseph, son père adoptif, qui, pendant trois jours d'angoisses, l'ont cherché vainement, il leur dit: Ne saviez-vous pas qu'il faut que je m'occupe des affaires de mon Père? (Lc 2, 49). Avant d'expirer sur la croix, il s'écrie: Mon Père, je remets mon âme entre vos mains (Lc 23, 46). Dans l'Ancien Testament, Dieu est parfois appelé le Père du peuple juif (par exemple en Isaïe 64, 7), au sens de "créateur", mais jamais aucun personnage, même Moïse ou Élie, n'appelle Dieu "mon Père".

  2. Quand il chasse les marchands du Temple, il dit: Ne faites plus de la maison de mon Père, une maison de trafic (Jn 2, 16). À la dernière Cène, voulant consoler ses disciples, il dit: Je prierai mon Père, et il vous enverra un autre Consolateur (Jn 14, 16).

  3. Le Christ, dans ses affirmations, s'attribue la même nature que son Père. Mon Père et moi, nous sommes un (Jn 10, 30). Jésus veut montrer par là sa relation tout à fait unique vis-à-vis de Dieu, relation d'égalité de nature. Les Juifs ont compris, en entendant ces paroles, que Jésus s'attribuait la divinité... et voilà pourquoi ils veulent le lapider: Ce n'est pas pour tes bonnes oeuvres que nous te lapidons, mais à cause de ton blasphème, parce que toi qui es un homme, tu te fais Dieu... (Jn 10, 30-33).

  4. Jésus répond à Philippe qui lui demande de montrer aux apôtres le Père: Philippe, qui me voit, voit aussi mon Père... Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi? (Jn 14, 9-11).

  5. Il est vrai que Jésus demande à ses disciples, lorsqu'ils prient, de dire Notre Père (Mt 6, 9). Mais il dit auparavant: Vous donc, priez ainsi: Notre Père. Lui même se met à part et se distingue par là de ses disciples. Il ne s'agit pour eux que d'une filiation adoptive, qui vient de l'Incarnation du Christ, Fils de Dieu (cf. Rm, 8, 15). C'est pourquoi Jésus, le jour de sa Résurrection, distingue ces deux sortes de paternité en enjoignant à Marie-Madeleine: Va dire à mes frères: Je monte vers mon Père et votre Père (Jn 20, 17; cf. CEC 443).

  6. Jésus dit: Le Père a donné au Fils le droit de juger, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père (Jn 5, 22-23).

III. Jésus-Christ s'est attribué des perfections
et des pouvoirs que Dieu seul possède


  1. Jésus-Christ affirme son éternité: Avant qu'Abraham fût, JE SUIS (Jn 8, 58). Le Christ ne dit pas "j'étais", mais je suis, laissant entendre par là qu'il n'y a pas de passé en lui, mais un éternel présent. Cette formule rappelle la révélation par Dieu de son Nom à Moïse dans le buisson ardent: JE SUIS CELUI QUI SUIS (Ex 3, 14). Là aussi, les Juifs crient au blasphème.

  2. Seule l'identité divine de la personne de Jésus peut justifier une exigence aussi absolue que celle-ci: Celui qui n'est pas avec moi, est contre moi (Mt 12, 30); (cf. CEC, 590).

  3. A la dernière Cène, s'adressant à son Père, Jésus s'écrie: Père, glorifie-moi auprès de toi de la gloire que j'avais auprès de toi, avant que le monde fût (Jn 17, 5).

  4. Jésus s'attribue la toute-puissance, une puissance égale à celle de son Père: Quelque chose que le Père fasse, le Fils le fait pareillement. Comme le Père ressuscite les morts et leur donne la vie, ainsi le Fils donne la vie à qui il lui plaît (Jn 5, 19 et suiv.). Je quitte ma vie pour la reprendre, personne ne me la ravit. J'ai le pouvoir de la quitter et de la reprendre (Jn 10, 18).

  5. Jésus a également le pouvoir de ressusciter nos corps et de nous assurer la vie éternelle: Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle, et moi je le ressusciterai au dernier jour (Jn 6, 54).

  6. Jésus-Christ atteste son pouvoir de remettre les péchés et de juger les hommes (cf. CEC, 589, 594, 1441). Confiance, mon fils, dit-il au paralytique, tes péchés sont pardonnés (Mt 9, 2). Les pharisiens se scandalisent de cette parole: Qui peut remettre les péchés, sinon Dieu seul? De fait, les prêtres de la Loi ancienne n'avaient pas le pouvoir de remettre les offenses faites à Dieu; c'est le Christ qui le confèrera aux prêtres de la Loi nouvelle. Pour leur prouver qu'il possède le pouvoir d'accorder aux hommes la rémission de leurs péchés, Jésus rend miraculeusement au malheureux perclus l'usage de ses membres: si le Christ avait vraiment blasphémé en remettant les péchés, jamais Dieu ne lui aurait donné le pouvoir de faire aussitôt un miracle.

  7. Il a accepté la confession de saint Thomas, lorsque celui-ci, huit jours après la résurrection, tombant à ses pieds, lui dit: Mon Seigneur et mon Dieu! (Jn 20, 28).

 
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CONCLUSION

DIVINITÉ DE JÉSUS-CHRIST

Aux Juifs qui ne croient pas en lui, le Christ adresse ces  paroles: Vous dites: "tu blasphèmes", parce que j'ai dit: "Je suis le Fils de Dieu". Si je ne fais pas les oeuvres de mon Père, ne me croyez pas. Mais si je les fais et si vous ne voulez pas me croire, croyez aux oeuvres, afin d'apprendre et de reconnaître que le Père est en moi et que je suis dans le Père (Jn 10, 36-38).

Quelques années plus tard, à l'époque de la première génération chrétienne, saint Paul, après avoir confronté sa foi avec Pierre, Jean et Jacques (cf. Ga 2, 1-10), traduira et explicitera la foi de l'Église primitive: Jésus-Christ est antérieur à tout et tout subsiste en lui (Col 1, 17); en lui habite réellement la plénitude de la divinité (Col 1, 19); issu du peuple d'Israël selon la chair, il est au-dessus de tout, Dieu béni éternellement (Rm 9, 5); lui qui était dans la condition de Dieu, il n'a pas jugé bon de revendiquer son droit d'être traité à l'égal de Dieu; mais au contraire, il se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur (Ph 2, 6-7).

«Il a plu à Dieu dans sa sagesse et sa bonté de se révéler en personne... Dans cette Révélation, le Dieu invisible s'adresse aux hommes en son immense amour ainsi qu'à des amis, il s'entretient avec eux pour les inviter et les admettre à partager sa propre vie... La profonde vérité que cette Révélation manifeste, sur Dieu et sur le salut de l'homme, resplendit pour nous dans le Christ, qui est à la fois le Médiateur, et la plénitude de toute la Révélation» (Vatican II, Dei verbum, 2).

Le Christ a déclaré: Je suis la voie, la vérité et la vie (Jn 14, 6). Croire en Jésus-Christ et en Celui qui l'a envoyé pour notre salut est donc nécessaire pour obtenir ce salut. Parce que sans la foi (...) il est impossible de plaire à Dieu (He 11, 6) et d'arriver à partager la condition de ses fils, personne jamais ne se trouve justifié sans elle et personne à moins qu'il n'ait persévéré en elle jusqu'à la fin, n'obtiendra la vie éternelle.

Croire n'est possible que par la grâce et les secours intérieurs du Saint-Esprit. Demandons au Christ cette grâce par une prière fervente: Je crois, Seigneur; mais viens en aide à mon peu de foi (cf. Mc 9, 23). Cette prière sera exaucée si elle est confiante, persévérante et humble: Demandez, dit Jésus, et vous recevrez; cherchez, et vous trouverez; frappez, et on vous ouvrira (Mt 7, 7).

 

Que la Très Sainte Vierge Marie, Mère de Jésus-Christ et donc Mère de Dieu, et saint Joseph, son père adoptif, nous conduisent à Jésus.